De Groot, Sugeno et Fernandez : vainqueurs de l’édition 2018

L’édition 2018 du BNP Paribas Open de France s’est terminée dimanche dernier par la cérémonie de remise des prix du tournoi messieurs. Pour sa 33ème année, le BNP Paribas Open de France a couronné trois magnifiques champions : Diede De Groot chez les dames, Koji Sugeno en quads et Gustavo Fernandez chez les messieurs. Coup de projecteur sur ces champions.

Diede De Groot prend rendez-vous avec l’histoire

La Hollandaise, n°1 mondiale, est arrivée au BNP Paribas Open de France avec le statut de favorite du tournoi, statut qu’elle partageait avec Yui Kamiji, n°2 mondiale. Les deux joueuses dominent le tennis fauteuil féminin depuis que Griffioen a pris sa retraite. La tendance n’a pas été inversée au BNP Paribas Open de France, puisque De Groot et Kamiji ont atteint la finale sans concéder le moindre set. Diede (prononcez « Di deux ») De Groot a alors dominé son adversaire en deux manches (7/5 6/4) pour remporter son 1er BNP Paribas Open de France.

Discrète sur le circuit, la jeune femme (bientôt 22 ans) a tout pour succéder à ses illustres compatriotes hollandaises.  Tennis agressif, qualité de déplacements en perpétuelle progression et calme impressionnant, sont ses principaux atouts. La sérénité et le calme qui semblent l’habiter, lui permettent de rester concentrée uniquement sur le jeu. Sa rivalité « douce » avec Yui Kamiji (elles ont joué et gagné le tournoi de double ensemble) promet d’animer le circuit féminin pendant de longues années. En attendant, De Groot a écrit, pour la première fois de sa carrière, son nom au palmarès du BNP Paribas Open de France. Le premier d’une longue série ?

Koji Sugeno : quelle première !

Le tournoi quad a sacré un joueur, inconnu il y quelques mois, qui s’impose de plus en plus sur le circuit professionnel. Koji Sugeno a remporté son 1er BNP Paribas Open de France mais surtout, le 1er Super Serie de sa carrière. En réalisant un tournoi parfait (victoire contre Wagner en demi-finale notamment), le Japonais s’est offert le plus beau titre de sa carrière, à 36 ans. Et sa semaine parisienne lui permet d’étendre sa série de victoires à 12 unités.

Tout au long du tournoi, le désormais 6ème mondial, a fait preuve d’une résilience totale. Mené deux fois un set à 0, en quart de finale puis en finale face à Lapthorne, Sugeno a toujours trouvé les ressources mentales et tennistiques pour inverser le cours du match. Avec sa casquette vissée sur la tête, ses lunettes de soleil et ses manchons noirs sur les bras, le Japonais a un style inimitable. A l’instar de De Groot, il fait preuve sur le court d’un calme olympien doublé d’une classe certaine. Une star est née.

Fernandez conserve son titre

Si l’émotion lors de la remise des prix est venue des larmes de Joachim Gérard, c’est vers Gustavo Fernandez, n°3 mondial, que l’attention s’est concentrée.  Après une superbe finale face au Belge, l’Argentin a réussi l’exploit de conserver son titre acquis en 2017. Peu nombreux sont les joueurs qui ont réalisé une telle performance. Avant lui, seuls Giammartini, Molier, Hall et Kunieda l’avaient fait. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance puisqu’il venait de s’incliner, à l’île de Ré, face à… Gérard en deux sets.

L’Argentin est encore très jeune (24 ans) et semble promis à un très bel avenir. Avec les Britanniques Alfie Hewett (20 ans) et Gordon Reid (26 ans), il est l’un des plus jeunes du circuit mondial. Sa puissance et sa capacité à frapper très fort sont ses principaux atouts. Son seul point faible est le service, mais gageons qu’il pourra l’améliorer par la suite. Déjà n°1 mondial en 2017, il ne serait pas étonnant de le revoir très vite sur le trône occupé, pour l’instant, par l’inoxydable Shingo Kunieda.

Auteur: Valentin Desanges