Les 5 meilleurs moments de la 34ème édition du BNP Paribas Open de France

La 34ème édition du BNP Paribas Open de France s’est terminée par les sacres de Diede De Groot, de Sam Schröder et de Gustavo Fernandez. Retour sur les 5 meilleurs moments de cette 34ème édition.

5/ La revanche de Stéphane Houdet et Nicolas Peifer

La finale du tableau de double messieurs était le remake de la finale de Roland-Garros disputée la semaine précédente. La rencontre s’est jouée en fin d’après-midi, sur un court bercé d’ombres et de lumières et devant des tribunes garnies. Les spectateurs n’ont pas raté la nette revanche prise par la paire française sur leurs opposants, Shingo Kunieda et Gustavo Fernandez. La finale a été somptueuse, marquée par des points sublimes et de multiples rebondissements. Sûrement frustrés en simple, Stéphane Houdet et Nicolas Peifer se sont redonnés le sourire.

Nicolas Peifer et Stéphane Houdet.

4/ Un mercredi perturbé par la pluie

La star du début de semaine a été incontestablement la pluie qui a perturbé les journées de mardi et de mercredi. Mais le second jour du tournoi a été marquée par de nombreuses interruptions des parties en cours si bien qu’un match a duré 6 heures au total, avec 4 interruptionsl ! “C’était même pire qu’à Roland-Garros” a osé dire notre juge-arbitre, Jean-Patrick Reydellet. Finalement, les tableaux n’ont pas pris trop de retard et les finales se sont disputées le dimanche. Ouf !

3/ Le 1er sacre de Sam Schröder

Il était arrivé dans la peau de l’un des outsiders principaux du tournoi, au même titre que Andy Lapthorne et Heath Davidson. Il est reparti sous les honneurs et avec les félicitations de tout le circuit mondial. Sam Schröder est, à 20 ans, l’un des plus jeunes joueurs vainqueur du BNP Paribas Open de France. Le Hollandais succède à Koji Sugeno au palmarès en battant en finale, comme le Japonais, le malheureux Andy Lapthorne. Les larmes de joie partagées avec son père (le jour de la fête des pères !) à la fin de la rencontre restera une image forte cette édition 2019 du BNP Paribas Open de France.

Sam Schröder en compagnie de son père.

2/ L’exceptionnel mental de Shingo Kunieda

On ne détient pas 23 titres du Grand Chelem par hasard. Shingo Kunieda est une légende de son sport mais également du sport dans son ensemble. Lors de sa demi-finale face à Joachim Gérard, il nous a, à nouveau, offert une partie d’anthologie, de celle qui marque un champion. Ce match a été une lutte de tous les instants, longue de 3 heures et ponctuée de jeux irrespirables. Mais aussi une formidable opposition de styles entre le Belge, voltigeant et prenant d’assaut le filet, et le Japonais, roulant à merveille. Ce qui a surtout marqué les nombreux spectateurs présents au bord du court n°5, c’est l’incroyable mental de Shingo Kunieda, capable de livrer son meilleur tennis dos au mur lorsqu’il dû sauver 4 balles de match. Unique.

1/ Gordon Reid renverse Stéphane Houdet au bout du suspens

Le quart de finale entre Gordon Reid et Stéphane Houdet est LE match du tournoi. Par sa dramaturgie (7/6 au 3ème), son niveau de jeu et la tension qui régnait sur le court, il surpasse le Joachim Gérard vs Shingo Kunieda. De la dramaturgie, il y en a eu dans cette rencontre où les deux joueurs ont tour à tour cru gagner. Gordon Reid, déjà, lorsqu’il a mené 5/3 40/0 dans la manche décisive, avant de laisser revenir le Français. Stéphane Houdet, lui, a côtoyé la victoire de très prés lors du tie-break final en ayant 3 balles de match. De la tension aussi entre deux joueurs stressés par l’enjeu qui ont fait plusieurs fois appel au superviseur. Au bout du compte c’est le Britannique qui a remporté cette rencontre qui méritait, bel et bien, de terminer sur un match nul.

Auteur: Valentin Desanges