OPEN DE FRANCE 2015 – JOUR 6 – 28 Juin – Finales des Simples

remise_SM_fusade_smallFinales du quad :

Dès le début des premiers jeux, Dylan Alcott parait visiblement mieux rentré dans le match que son opposant Américain David Wagner, un joueur pourtant très aguerrit lors de ces phases finales puisqu’il est déjà multiple vainqueur du tournoi et actuel tenant du titre.

Mais Alcott est plus vif, plus présent sur chaque point et frappe fort, suffisamment pour faire très vite la différence sur son rival, réalisant facilement le double break puis remportant le premier set sur un score de 6/1 sans connaître de résistance particulière face au joueur américain qui paraît mal à l’aise, prenant même quelques instants de pause en pleine manche pour refaire entièrement le strapping qui le lie à sa raquette.

Le deuxième set commence encore très mal pour Wagner qui se fait breaker rapidement sur son service à 2 jeux partout, pour laisser Alcott faire le trou à 4/2, puis faire ensuite cavalier seul en s’envolant vers la victoire finale en 6/1 6/2.

Alcott vient ainsi mettre fin à l’hégémonie de David Wagner dans ce tournoi, l’Américain qui restait sur une longue série de victoires ininterrompues jusqu’à cette 30ième édition anniversaire de l’évènement, vit l’une de ses premières défaites ici à Antony depuis quelques années face à un adversaire qui aujourd’hui, était plus fort que lui.

Finales du simple dames :

Une finale 100% Néerlandaise qui aura débuté dans la chaleur étouffante de la mi-journée en ce dimanche particulièrement ensoleillé sur le stade d’Antony.

Les 2 joueuses Aniek Van Koot et Jiske Griffioen se connaissent parfaitement et avaient déjà accumulé chacune le même nombre de matches et la même fatigue durant la semaine puisqu’elles venaient tout juste de remporter la veille et côte à côte la grande finale du double dames, non sans difficultés face à une autre paire Néerlandaise Buis/Spaanstra.

Et pourtant à la surprise générale c’est l’accrocheuse Van Koot qui se fait déborder la première par son adversaire en début de partie, se faisant par 2 fois prendre son service dans le premier set sans presque réagir, et finalement concéder la première manche à Griffioen 6 jeux à 2.

Dans le deuxième set Van Koot frappe de plus en plus fort mais devient aussi plus imprécise et commet beaucoup trop de fautes directes. La championne s’énerve, perd son calme dans une chaleur écrasante qui n’arrange rien à l’affaire, elle se fait peu à peu enfermer dans la stratégie d’une Griffioen qui se contente de remettre dans le cours des balles sans véritable consistance, jouant plus sur sa maîtrise et son touché de balle que sur sa puissance.

Par une telle température c’est assez finement joué car cette dernière reste plus fraîche et surtout bien plus lucide que sa rivale.

Une tactique qui finit par payer puisque Jiske Griffioen remporte le second set et s’adjuge la victoire finale sur un score sans appel de 6/2 6/2.

Finales du simple messieurs :

L’organisateur Pierre Fusade quelques instants plus tôt lors de la cérémonie de remise des prix du simple dames avait annoncé une finale messieurs très relevée avec un Joachim Gerard plus accrocheur que jamais et désireux de ravir le titre à la machine à gagner Japonaise Shingo Kunieda.

Il ne s’était pas trompé, dès le premier set on sent le tenant du titre légèrement déstabilisé par un Joachim Gérard qui rentre directement dans le match réalisant le break dès le troisième jeu.

Kunieda recolle ensuite péniblement à la marque mais c’est à nouveau le jeune belge qui prend le service du japonais.

Depuis le début du set, c’est Gérard qui prend les initiatives et qui mène assez nettement la danse, même si il ne parvient toutefois jamais pas à distancer réellement son rival.

Le joueur Belge maintient tout de même un niveau de pression suffisant sur son adversaire pour lui permettre de remporter la première manche 7 points à 4 dans le jeu décisif.

Il faudra attendre le deuxième set pour enfin assister au réveil du multiple vainqueur du tournoi, qui reprend progressivement la vitesse de croisière qu’on lui connait habituellement dans ces phases de match.

Dès le début de la seconde manche le japonais change manifestement de braquet, il lâche à nouveau ses coups en se déplaçant plus rapidement sur le cours, laissant parfois son rival à plusieurs mètres de la balle lors de certains échanges gagnants.

Kunieda remporte le second set de manière expéditive en 6/2, le match est relancé, la peur a désormais changé de camp.

Le troisième set ressemble au précédent pour le jeune challenger Belge qui plie progressivement sous les coups de boutoirs du Japonais, sans céder complètement tout de même, se contentant à son tour de revenir péniblement à la marque afin de ne pas laisser filer le match.

A 3 jeux partout dans le dernier set Gérard perd son service et se fait distancer 5/3, le japonais n’est plus alors qu’à quelques points de lever la coupe à nouveau sur le central et pour la cinquième année consécutive.

La pression est maximale sur les épaules de Gérard. A 40 partout le Belge craque en ratant totalement son smash sur une balle molle et aérienne paraissant pourtant servie comme sur un plateau d’argent par le Japonais.

C’est le bois de sa raquette qui se chargera de l’envoyer directement dans l’un des grillages du cours central. Un sentiment de consternation générale traverse alors le public du stade de la Grenouillère.

Le sort même semble s’être rangé du côté du japonais qui s’octroie dans la foulée une première balle de match. Celle-ci lui suffira.

Il remporte la victoire finale de ce véritable combat livré à son adversaire belge pendant près d’une heure et demi en 6/7 6/2 6/3. Joachim Gérard, aura gagné durant ce tournoi la reconnaissance du public et de tous ses pairs. Ce garçon a un très grand avenir, certains le voient déjà comme le prochain digne successeur du roi Kunieda, du moins quand celui-ci daignera laisser sa place de leader, ce qui est encore loin d’être acquis.

Nous espérons être là l’an prochain en tout cas pour connaître la suite de l’histoire.

les photos de Grégory Picout

Christopher Tasti – Chargé de communication we