Pascal Maria, le juge arbitre de la 33ème édition !

Pascal Maria nous fait le grand honneur d’être le juge arbitre officiel de la 33ème édition du BNP Paribas Open de France. Retraité depuis fin 2017, Pascal Maria est l’une des figures de l’arbitrage au niveau mondial et travaille désormais pour la Fédération Française de Tennis. Portrait d’un arbitre en or.

Un homme passionné

Pascal Maria est un amoureux du tennis depuis sa plus tendre enfance. Il débute ce sport au tennis club de Giordan, situé au nord de Nice, sa ville natale. Il tombe dans l’arbitrage un peu par hasard à la suite d’une blessure. En effet, il va arbitrer un match auquel il ne peut participer à cause de sa jambe cassée. Le début de sa seconde histoire d’amour, car il gravira ensuite tous les échelons de l’arbitrage. « Je me souviens qu’à mes débuts j’étais rémunéré 1 franc le match. Arbitrer, c’était à la fois un petit boulot et le moyen de ne pas resquiller pour assister à l’Open de Nice ! » raconte-il.

Son envie de devenir arbitre professionnel n’est cependant pas immédiate. En suivant un BTS maintenance industrielle, Maria s’éloigne du monde de la petite balle jaune. Il démarre vraiment son aventure après avoir obtenu son diplôme, en partant sept mois en Angleterre pour parfaire son anglais. De retour en France, il arbitre des tournois mineurs et passe avec succès chaque échelon de l’arbitrage : badge blanc, badge bronze… A chaque fois, les tests sont des examens oraux et pratiques à très forte dominante de droit. La consécration arrive en 2002, lorsqu’il devient arbitre professionnel. Il est alors âgé de 29 ans.

Un arbitre incontournable

Dès ses débuts professionnels, Pascal Maria arbitre une finale de Grand Chelem, sa première, à Roland-Garros lors de la victoire d’Albert Costa. Et l’arbitre va prouver petit à petit sa valeur sur tous les continents. A tel point qu’il arbitrera dix finales de Grand Chelem (4 à Roland-Garros) tout au long de sa carrière, dont deux qui ont marqué l’histoire de ce sport. La première, celle qui reste son meilleur souvenir en tant qu’arbitre et fan de tennis, est la finale de 2008 à Wimbledon entre Roger Federer et Rafaël Nadal. La seconde a lieu en 2012, en Australie, lors de la finale entre Novak Djokovic et Rafaël Nadal, la finale la plus longue de l’histoire de ce sport (5h53). Maria a eu la chance d’être un acteur de ces grands matchs mais aussi un spectateur privilégié : « J’ai la meilleure place sur le court : elle ne s’achète pas ! ».

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Finales de Grand Chelem arbitrées

Apprécié sur le circuit pour son sourire et redouté pour son intransigeance, Maria a vécu plusieurs grands moments. Notamment, celui d’avoir été le premier arbitre overrulé par le hawk-eye ! Il a en effet connu l’arrivée de l’assistance vidéo qui facilite le travail de l’arbitre, mais tend aussi à complexifier les relations avec les joueurs. Preuve de son talent, Pascal Maria est l’un des 28 arbitres à être récompensé du badge d’or, grade le plus élevé. La reconnaissance ultime d’un homme passionné de tennis et d’arbitrage. Sur le circuit, ils sont environ 40 arbitres professionnels à arpenter les tournois chaque semaine, sollicités par trois employeurs différents : l’ITF, l’ATP et la WTA. Ces trois organismes financent les voyages, l’hébergement et la blanchisserie des arbitres. Ils sont rémunérés entre 3000 et 4000 € par mois.

Un homme apprécié et disponible

Lorsqu’il annonce la fin de sa carrière en 2017 lors du tournoi WTA 125 de Taipei, Pascal Maria reçoit une vague d’hommages. En premier lieu ceux des joueurs ! Du fantasque Italien Fabio Fognini, au très connu Andy Murray, les joueurs ont regretté de ne plus voir l’arbitre français sur la chaise. Malgré des relations limitées entre les joueurs et les arbitres (règlement oblige), Pascal Maria a réussi à faire l’unanimité dans les vestiaires.

Je ne savais pas que vous preniez votre retraite ! Profitez de votre nouvel emploi !Je suis certain que nous avons eu quelques désaccords pendant toutes ces années, mais vous étiez toujours fairplay et souriant.
Andy Murray
Ex numéro 1 mondial

Depuis la fin de sa carrière d’arbitre, Pascal Maria travaille pour la Fédération Française de Tennis et ce nouveau départ le motive énormément ! Il participe à de nombreux tournois en tant que juge-arbitre, dont le BNP Paribas Open de France. « Le BNP Paribas Open de France fait partie des meilleurs tournois de tennis en fauteuil dans le monde, et en être le juge-arbitre contribue au maintien de ma certification », explique-t-il. Si il avoue ne pas bien connaître le milieu du tennis fauteuil, il se dit très honoré de rencontrer tous ces formidables champions qui méritent d’avoir une plus grande médiatisation.

Retrouvez l’interview de Pascal Maria très prochainement dans le magazine du tournoi !

Auteur: Valentin Desanges